Séances 2017

Publié par cfayat le 11 Septembre, 2017 - 14:43
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. Séance du 22 avril 2017 

A partir du chantier collectif entrepris dans l’atelier en 2016, dans la perspective de stabiliser une définition des communs, servant de repère, nous souhaitons poursuivre la recherche, à la fois à partir des textes théoriques existants mais aussi des expériences de communs actuelles. Ce travail nécessite une lecture approfondie d’une bibliographie (indicative sur le site d’ars industrialis sur la page consacrée au groupe), un repérage d’expériences significatives ici et ailleurs, des échanges avec des acteurs des communs aux niveaux théoriques et pratiques.

Brève synthèse : http://arsindustrialis.org/séances-2016

 

Pour cette nouvelle séance, nous souhaitons analyser ce qui signifie la production de communs ou les communs comme mode de production, et dans les deux cas, et les deux sens, quels sont les liens (et niveaux de liens) qui unissent les commoners, qui sont aussi des coopérants. Et dans le vocabulaire d‘Ars industrialis, quelles sont les modalités de transindividuation (symbolique, technologique, sociale…) ? Quelle intelligence collective cela produit-il ? Quelle valeur et comment se partage-t-elle ? Quelle culture du ou pour le(s) commun(s) ?

 

Nous voudrions engager la réflexion et l’échange à partir de quelques exemples concrets et accompagnés de références théoriques. Pour y répondre ou formuler des questions ouvertes.

 

De prochaines séances devraient interroger plus précisément les modalités économiques des communs, les catégories juridiques, les institutions des communs, mais aussi les lieux (des) communs.

 

Invité : J.B Zimmermann, économiste, proposé et présenté par C Paraponaris

Biobibliographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Benoît_Zimmermann

 

Discutants : C Tron, C Paraponaris et les membres du groupe d’AI Marseille / Aix présents.

 

Enregistrement vidéo de la séance à venir

 

 

 

. Débat du 9 juillet 2017 à Aix-en-Provence dans le cadre des Rencontres Déconomiques sur le thème « Travail, robots, revenus… et la joie de vivre ? »

Programme complet du 7 au 9 juillet : http://deconnomistes.org/p-programmes-2017/

 

Interventions de Claude Paraponaris et Colette Tron pour Ars industrialis Marseille / Aix

 

Claude Paraponaris   Automatisation et créativité

Nous souhaitons mettre en perspective les différentes vagues d’automatisation qui ont touché les systèmes de production puis les bureaux d’étude et de conception. Ces automatisations concrétisent un imaginaire capitaliste qui a asservi les organisations et domestiqué les créativités. Nous connaissons aujourd’hui une nouvelle vague d’automatisation qui s’attaque à nos systèmes de perception afin de les aligner avec les automatismes déjà installés. Les technologies numériques peuvent être mobilisées afin de nous tenir à distance de ces mouvements. Pour cela il faut nous interroger sur l’orientation de nos organes psychiques, techniques et sociaux.

Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=FeuS-E2fu80

 

Colette Tron Désautomatisation, déprolétarisation, intermittences et véritable travail

 

Prenant acte des conséquences de l’automatisation intégrale produites par les technologies numériques et le traitement algorithmique des données massives (big data), cela au profit de quelques entreprises géantes et hégémoniques, planétaires, qui en conçoivent les applications à échelle hyperindustrielle, ce de manière disruptive, dans l’affolement du marché, et à perte pour l’économie générale : le taux élevé de destruction d’emplois génère une situation de misère et une désintégration sociale, dont la toxicité a déjà des effets destructeurs catastrophiques, sinon tragiques, Ars industrialis tente de dégager de cet état de fait, une « pharmacologie positive », et pour un état de droit, notoirement en s’impliquant sur la communauté d’agglomération de Plaine Commune, par une expérimentation territoriale de recherche contributive.

Ce processus s’inscrit dans les travaux prospectifs menés depuis plus dix ans par Ars industrialis, proposant avec l’économie contributive un modèle micro et macro économique solvable et solidaire, dans le cadre de la redistribution du « temps de cerveau disponible » (non pas au service de Coca-cola !) laissé par l’automatisation : temps retrouvé, et non temps perdu, ni captif. Ars industrialis vise ainsi une démarche de déprolétarisation, et comme désautomatisation, c’est-à-dire production individuelle et collective de capacités et de savoirs, par de nouveaux agencements des échanges, de nouvelles organisations du travail, de nouvelles relations entre humain et machine - en vue de former un nouveau savoir -, de nouvelles articulations entre vie noétique et vie active, entre penser et faire, et de nouvelles perspectives calendaires dont l’intermittence serait un fondement.

 

Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=yipPGlP5g9w