Logiciel libre et économie de la contribution : le temps de la déprolétarisation

 

Enregistrement des conférences prononcées le 6 mars 2010 par Bernard Stiegler, Philippe Aigrain, Jérémie Zimmerman et Alain Giffard dans le cadre du débat organisé par Ars Industrialis à La Colline : Logiciel libre et économie de la contribution : le temps de la déprolétarisation.

Bernard Stiegler : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

Philippe Aigrain : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

Jérémie Zimmerman : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

Alain Giffard : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

Questions partie 1 : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

Questions partie 2 : http://arsindustrialis.org/le-temps-de-la-d%C3%A9prol%C3%A9tarisation-10...

    






Marketing industrialis?

La pub pour apple n'était pas nécessaire.

Coquille dans le texte

 

"Logiciel libre et économie de la contribution : le temps de de la déprolétarisation."  

Il y a un "de" en trop. 

 Certes, mais on a déjà

 Certes, mais on a déjà cracké la pomme depuis longtemps....:)

plateforme vidéo

En effet, ça vaudrait le coup de réfléchir à une plateforme vidéo indépendante. Youtube est finalement assez similaire à la télévision dans le sens où il conserve un schéma de diffusion mono directionnel classique émetteur -> récepteur.

plateforme vidéo indépendante, pourquoi faire ?

Il est aussi vrai que faux de voir Youtube, daylimotion et consors comme des plateformes de diffusion mono directionnelle.

C'est vrai si l'on considère ces outils sur le mode classique des chaînes de tv (a ceci prêt, quand même et c'est à mon sens un "si" de taille, que c'est tout un chacun qui crée sa chaîne de diffusion).

C'est faux si l'on considère ces outils comme des plateformes de stockage-diffusion, des ressources centralisées, permettant une large diffusion en réseau (comme on aime à dire aujourd'hui : diffusion virale).

En effet, disposer d'une plateforme indépendante de téléchargement vidéo va poser des problèmes tant techniques qu'économique.

Les problèmes techniques (réencodage des vidéos chargées sur le serveur, stockage, indexation et diffusion) sont, pour l'essentiel solutionnés par l'offre open source actuelle. Cependant, ces problèmes techniques vont poser de sérieux problèmes économiques :

 - serveur dédié à l'encodage,

 - serveur de stockage,

 - serveur de diffusion.

En effet, ici, il convient que ces trois services soient rendus par trois machines différentes pour des raisons de temps de déponse évident. Et même, à considéré que le stockage et l'encodage peuvent être produit sur la même machine, ce qui réduit leur nombre à deux, cette dernière devra être bien charpentée.

Ceci a un coût financier. Ou bien c'est Ars Industrialis qui héberge ce service (achat et maintenantce des machines, nom de domaine dédié+petit serveur DNS, liaison spécialisée, salle dédié à l'accueil des machines, personnel dédié) ou bien Ars Industrialis paye un fournisseur de services internet pour cela, ou bien, enfin, Ars Industrialis trouve un partenariat avec une autre structure dans le cadre d'un échange à définir. Dans tout les cas, envisager cette solution conduit de toutes façons à envisager un coût à prendre en charge. En outre, c'est aussi se couper des option de diffusion virales que permettent les services comme Youtube ou Daylimotion, ce qui est bien dommage.

A voir donc, en envisageant sérieusement ce qui précède.

Peer-to-peer.

@agirardot
 

Votre intervention est fort intéressante. Mais en terme d'architecture réseau on est bel et bien dans une architecture de type minitel avec un gros serveur qui pousse beaucoup de contenu (même si se contenu a été préalablement poussé sur les serveurs de youtube par certains utilisateurs) et plein de clients qui aspirent ce même contenu.
 

Alors que sur un réseau de type peer-to-peer tout récepteur d'un contenu devient également émetteur de ce même contenu.
 

Vous pourriez peut-être par conséquent mettre des liens torrent et/ou emule je pense que ça ne coutera pas cher à l'association et contentera ceux qui préfèrent se passer des architectures centrées et qui seraient donc heureux de réserver une partie de leur disque dur pour héberger/diffuser du contenu produit par ArsIndustrialis.
 

Qu'en pensez-vous?
 

Cordialement.
 

torrent

Bonjour,

j'ai entendu dire que Wikipédia travaillait sur un système de mutualisation des ressources techniques pour la diffusion de vidéos. En gros, le système utiliserait le protocole bittorrent pour distribuer la charge, mais il serait possible de visionner les vidéos ogv depuis un navigateur web, de manière transparente. À suivre donc.

Sinon pourquoi ne pas utliser une plateforme comme vimeo par example. Certe je ne pense pas que ce soit la meilleure des solutions, mais au moins les conditions d'utilisation sont bien plus respecteuses que celles de youtube. On peut également télécharger les vidéos, ce qui fait une grosse différence avec youtube car les vidéos qu'héberge ce dernier ne le sont pas, même si leur contenu est libre.

On peut également imaginer mettre uniquement des "trailers" sur youtube pour profiter de la visibilité de cette plateforme, et mettre les vidéos complètes ailleurs...

J'aimerais également vous signaler le projet de wiki vidéo Active Archives qui permet d'annoter (et bien plus encore) des ressources, mais qui n'héberge pas le contenu...  C'est un logiciel libre sous licence GNU AGPL... Je place ma pub, je suis parti prenante ;-)